Couverture de livre sur fond gris clair uni. Sur la partie droite, un cadre vertical à double bordure noire contient la majorité des textes. En haut du cadre, centré, se trouve le nom de l'auteur en caractères serif noirs : « Louis Blanc ». Le titre principal est inscrit en grands caractères serif majuscules noirs sur trois lignes : « LETTRE / SUR / LA TERREUR ». En dessous, la mention de la préface est inscrite en caractères noirs sur trois lignes : « Précédé de / «La voix de la Terreur» / par / David Amar » avec le titre de la préface en italique entre guillemets français. En bas, à l'intérieur du cadre, le nom de la collection est écrit en italique noir : « L'Historien ». Tout en bas, à l'extérieur du cadre, figure le nom de l'éditeur en caractères serif noirs : « Éditions Manucius ».

Lettre sur la terreur

Louis Blanc

Précédé de La voix de la Terreur par David Amar

La Terreur serait donc ce point extrême où la vie et la mort s’indifférencient, la parole saisie et dessaisie par l’événement et cet événement même s’accomplissant en se fuyant. Mais il y faut, encore, une voix qui parle, qui ne peut cesser de parler dès lors qu’elle a commencé de parler. Et si cette voix ne peut plus être celle, grandiose, de l’Histoire ou de l’Absolu, elle nous demande encore de prêter l’oreille et d’entendre ce qu’elle cherche à nous dire.

Saint-Just, l’archange noir de Michelet, l’avait pressenti et l’on doit laisser retentir l’écho de cette voix extraordinaire :

« Je méprise la poussière qui me compose et qui vous parle ; on pourra la persécuter et faire mourir cette poussière ! Mais je défie qu’on m’arrache cette vie indépendante que je me suis donnée dans les siècles et dans les cieux… »

 

 

12×16 cm – 64 pages - 5,1€

Parution : février 2009

ISBN : 978-2-84578-107-8

Editions Manucius