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Format 12×16 cm – 190 p – 13 € | En librairie le 05 novembre 2019

M. MARCEL DES POMPES FUNÈBRES

PIERRE VÉRY

Pierre Véry est le célèbre auteur des Disparus de saint-Agil, de L’assassinat du père Noël et de Goupi Mains-Rouges. En 1927, les éditions Galimard éditaient Pont-égaré qui connaît un succès critique. Sélectionné pour le Fémina et Renaudot, André Malraux l’encense dans la NRF. Trois ans plus tard, sous le pseudonyme de Toussaint-juge, il publie Le testament de Basil Crookes, qui obtient le premier grand prix du roman d’aventures fondé par le créateur de la collection “le Masque”, Albert Pigasse et dont le jury est alors composé, entre autres, de Pierre Mac Orlan et Joseph Kessel. C’est ici que se joue la destinée littéraire de Pierre Véry, écrivain reconnu comme “sérieux” mais sans succès, et simultanément auteur un peu loufoque, inventif, d’un genre alors considéré comme mineur, le Polar.
Il crée alors son personnage emblématique, Prosper Lepicq, avocat-détective, qui doit à la fois confondre les coupables et les défendre. Si Pierre Véry regretta sans doute n peu d’avoir connu la célébrité par le seul genre du polar, ce dernier a depuis gagné ses lettres de noblesse. Aussi, il était temps de remettre à l’honneur son œuvre.
M. Marcel des Pompes Funèbres relate la résolution d’un crime chez les croque-morts! Lepicq va devoir faire la lumière sur d’étranges décès qui surviennent, entre enterrements, cercueils et drôles de personnages.
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Format 12×16 cm – 90 p – 8 € | En librairie le 05 novembre 2019

PAROLES D’UN RÉVOLTÉ

P. KROPOTKINE

Géographe d’envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d’être qualifié, souverainement, de “Prince de l’anarchie”. Prince, il l’est de fait, par son appartenance à l’aristocratie russe, et Anarchie, par a décision unique dans l’histoire, d’abandonner ses terres, son rang d’officier des Cosaques, et de s’engager comme militant à part entière de l’action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontestables. EN 1883, Kropotkine est condamné en France à cinq ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, son grand ami Élisée Reclus réunit ses éditoriaux parus dans le journal le Révolté et les édite en 1885 sous le titre Paroles d’un révolté.
L’ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, soient: La décomposition des états, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. Saisissants par leur actualité, les questions qui y sont soulevées rappellent étrangement les crises contemporaines, ainsi est pointé du doigt l’état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inefficient: “Les sommes immenses et toujours croissantes que les États prélèvent sur les peuples ne leur suffisent jamais. L’État existe toujours aux dépens des générations futures; il s’endette et partout il marche vers la ruine”.
Écrit il y a quelque cent quarante ans, ce brûlot à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques !

République socialiste universelle. Anarchies, postface de Roger Dadoun, philosophe, psychanalyste, poète, professeur émérite de Littérature comparée à l’Université Paris VII Denis-Diderot.

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Format 12×16 cm – 106 p – 10 € | En librairie le 21 novembre 2019

ESSAI SUR LE GOÛT

MONTESQUIEU

Lors de l’établissement de l’Encyclopédie, d’Alembert demande à Montesquieu de rédiger les articles Démocratie et Despotisme. Considérant qu’il a déjà traité ces questions dans L’Esprit des Lois, Montesquieu propose un texte sur le goût. Ce sera son dernier ouvrage “trouvé imparfait dans ses papiers”, “l’auteur n'[ayant] pas eu le temps d’y mettre la dernière main” avant sa mort, en 1755.
Si l’Essai restera à l’état de “fragment”, il est désormais établi que son auteur y travaillait de longue main : dès 1726, certaines notes insérées dans les Pensées constituent une première esquisse de l’oeuvre, à laquelle ses voyages en Europe (1728-1729), offriront un prolongement fécond; au cours des années 1730, à travers les Pensées et le Spicilège, on peut suivre le sillage – discret mais constant – de sa réflexion esthétique.
Mais laissons Montesquieu exposer lui-même le propos de son ouvrage: “Les sources du beau, du bon, de l’agréable, etc., sont dans nous-mêmes; et en chercher les raisons, c’est chercher les causes des plaisirs de notre âme. […] La poésie, la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, la danse, les différentes sortes de jeux, enfin les ouvrages de la nature et de l’art, peuvent lui donner du plaisir. Voyons pourquoi, comment, et quand ils le lui donnent; […] cela pourra contribuer à nous former le goût, qui n’est autre chose que l’avantage de découvrir avec finesse et avec promptitude la mesure du plaisir que chaque chose doit donner aux hommes”.

L’Essai sur le goût de Montesquieu est précédé de l’article sur le goût écrit par Voltaire pour l’Encyclopédie et préfacé par Clara de Courson, normalienne et agrégée de lettres modernes, actuellement allocataire monitrice à Sorbonne-Université, où elle prépare une thèse de doctorat consacrée à Diderot.

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