Couverture de livre d'aspect sobre et classique sur fond blanc uni. Sur la partie droite, en haut, le nom de l'auteur est écrit en caractères sans serif majuscules noirs : « C. ASSELINEAU ». En dessous se trouve un cadre carré à double bordure noire contenant un portrait photographique en noir et blanc d'un homme appuyant sa tête sur sa main. Sous le cadre, le titre principal est écrit en italique rouge sur deux lignes : « Le Paradis / des Gens de Lettres », suivi de la mention : « suivi de ». En dessous figure l'indication du texte complémentaire : « Portrait de C. Asselineau / extrait de Mes souvenirs / par Théodore de Banville ». En bas, séparé par un liseré horizontal, le nom de la collection est écrit en petites majuscules : « LITTÉRA », et en dessous figure le nom de l'éditeur : « Éditions Manucius ».

Le Paradis des gens de lettres

Charles Asselineau

« Mon très cher ami Charles Asselineau a été un écrivain distingué, délicat, charmant, et un érudit de premier ordre ; mais là n’est pas son originalité ; il faut voir en lui ce qu’il a voulu être, l’étonnant bibliophile qui sur le parapet du quai a trouvé des trésors, et qui à force de ruse, de volonté, d’ingéniosité, de patience, a créé la plus riche, la plus curieuse et la plus originale des bibliothèques modernes.

Pour lui, rien n’était au-dessus d’un écrivain, et de même qu’il avait vécu familièrement avec ceux du passé, de même il était devenu l’ami de tous les grands contemporains, qu’il accueillait dans son unique chambre, au milieu de ses collections rares, comme un paysan de l’Attique eût accueilli des Dieux en voyage dans son humble chaumière.

à ce qu’il affirmait, il avait pu voir, vivant, le pays où les écrivains sont traités selon leur mérite, comme il l’a raconté dans un petit volume de soixante-douze pages qu’il m’a fait l’honneur de me dédier, et qui est intitulé ainsi : Le Paradis des Gens de Lettres.

Dans un pays fertile, aux villes opulentes et aux nobles et riants paysages, les Gens de Lettres accomplissent leurs fonctions, entourés de l’estime et de la reconnaissance de tous. »

Théodore de Banville, Mes Souvenirs, (1882)

Homme de lettres, et critique d’art, Charles Asselineau (1820-1874) est l’un des rares amis fidèles de Baudelaire qu’il soutiendra lors de la parution contestée des Fleurs du Mal. Il collabore à des revues littéraires et artistiques, travaille pour la bibliothèque Mazarine, et écrit différents ouvrages : La double vie (1858), L’enfer du bibliophile (1858).

 

12×16 cm – 82 pages - 8€

Parution : octobre 2009

ISBN : 978-2-84578-760-5

Editions Manucius