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KANT DANS LES DERNIÈRES ANNÉES DE SA VIE

10.20 €

Victor Cousin
Précédé de La mort du philosophe par Jean-Jacques Gonzales

La mort de Kant a été l’occasion d’un nombre fort remarquable de chroniques – environ six – dont la plus célèbre est, sans conteste, celle de Thomas de Quincey: les derniers jours d’Emmanuel Kant. Ces multiples récits, qui ne doivent rien à un approfondissement de la connaissance des derniers instants du philosophe, se sont avérés être la réécriture – voire le simple recopiage – d’un texte unique et secret, celui du diacre, ami, secrétaire et exécuteur testamentaire que fut E.A. Wasianski. Son Emmanuel Kant dans ses dernières années, publié à Königsberg au lendemain de la mort du fondateur de la philosophie criticiste, le 12 février 1804, ne parviendra en France, sous son nom propre, qu’en 1985.
Jean-Jacques Gonzales, dans sa Mort du philosophe, suit, pas à pas, le labyrinthe des copies, plagiats et autres effacements du texte source, tous animés par un identique et funeste souci d’écrire indéfiniment le même texte. Et pour plus de clarté – ou de confusion –, les éditions Manucius ont décidé de rééditer le manuscrit manquant depuis plus d’un siècle et demi, le Kant dans les dernières années de sa vie de Victor Cousin (1830), et qui se révèle, lui aussi, possédé par le vertige infini de la réécriture du Même, prisonnier de cette fascination noire et grinçante pour les derniers jours du philosophe qui irradie l’ensemble de la littérature funéraire kantienne, archives toutes borgésiennes en lesquelles se côtoient Pierre Ménard, Ireneo Funes, et le Gardien aveugle de la Bibliothèque de Babel.

12×16 cm – 108 pages – 10,2 €

Description du Produit

Victor Cousin
Précédé de La mort du philosophe par Jean-Jacques Gonzales

La mort de Kant a été l’occasion d’un nombre fort remarquable de chroniques – environ six – dont la plus célèbre est, sans conteste, celle de Thomas de Quincey: les derniers jours d’Emmanuel Kant. Ces multiples récits, qui ne doivent rien à un approfondissement de la connaissance des derniers instants du philosophe, se sont avérés être la réécriture – voire le simple recopiage – d’un texte unique et secret, celui du diacre, ami, secrétaire et exécuteur testamentaire que fut E.A. Wasianski. Son Emmanuel Kant dans ses dernières années, publié à Königsberg au lendemain de la mort du fondateur de la philosophie criticiste, le 12 février 1804, ne parviendra en France, sous son nom propre, qu’en 1985.
Jean-Jacques Gonzales, dans sa Mort du philosophe, suit, pas à pas, le labyrinthe des copies, plagiats et autres effacements du texte source, tous animés par un identique et funeste souci d’écrire indéfiniment le même texte. Et pour plus de clarté – ou de confusion –, les éditions Manucius ont décidé de rééditer le manuscrit manquant depuis plus d’un siècle et demi, le Kant dans les dernières années de sa vie de Victor Cousin (1830), et qui se révèle, lui aussi, possédé par le vertige infini de la réécriture du Même, prisonnier de cette fascination noire et grinçante pour les derniers jours du philosophe qui irradie l’ensemble de la littérature funéraire kantienne, archives toutes borgésiennes en lesquelles se côtoient Pierre Ménard, Ireneo Funes, et le Gardien aveugle de la Bibliothèque de Babel.

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